Vierzon – La sécurité et l’ordre public toujours en première ligne

ÉTAT L’an dernier, le sous-préfet de Vierzon, Patrick Vautier, annonçait que sa première préoccupation était la sécurité et la tranquillité publique. Un ordre du jour plus que jamais d’actualité.
Jacques Feuillet


«Dans les dossiers principaux qui sont à ma charge, le point principal est toujours la sécurité et l’ordre public dans l’arrondissement » annonçait Patrick Vautier avant de se réjouir d’une évolution des chiffres extrêmement positive dans ce domaine. « Une fois n’est pas coutume, ça mérite d’être souligné et de s’en réjouir car, en fonction des catégories et des secteurs, cela se chiffre entre 20 et 25% en cumul sur les six mois ce qui est extrêmement satisfaisant. Certes les causes sont multiples ; il y a celles que l’on ne maîtrise pas et celles que l’on maîtrise et dans ce cas, il faut mettre en exergue, l’excellence du partenariat très étroit depuis des années entre la mairie et les services de l’état qui s’est traduit l’an dernier par la création du GTLD (Groupe local de traitement de la délinquance). Cela s’est traduit également par un certain nombre d’actions conjointes entre mairie et police ; par exemple, le recentrage des efforts policiers en centre-ville et une troisième vague de caméras de vidéo-protection installées cette année, qui se poursuivra l’an prochain, pour laquelle nous avons débloqué une subvention de 40 000 euros. La seule cette année pour le département car c’était une priorité absolue. Les effectifs du commissariat de Vierzon sont actuellement meilleurs qu’au printemps d’où une BAC (Brigade anti criminalité) plus présente. Dans les catégories que l’on ne maîtrise pas, il y a bien évidement les cambriolages qui eux ne baissent pas mais nous sommes aujourd’hui sur un creux et c’est une bonne chose. En zone gendarmerie, une baisse du ratio délinquance est aussi notée. C’est une rentrée satisfaisante dans des proportions rarement vues et ça met un coup d’arrêt à une augmentation de ces cinq dernières années qui avait été importante. Certes, de petites victoires, on verra ensuite mais en tout cas on peut s’en réjouir, sans fanfaronner outre mesure. Nous sommes dans une phase de sécurité où aujourd’hui les choses vont mieux mais il faut rester prudent. Il reste encore toujours ces problèmes de stupéfiants qui demeurent un fléau, l’alcool, les violences intra-familiales, des sujets qui minent le climat et qui nous mobilisent ».
Parmi les autres activités de la sous-préfecture, Patrick Vautier a souligné la mise en place de la dématérialisation des cartes d’immatriculation et permis de conduire au 1er septembre. « On a renforcé notre service d’accueil avec l’emploi d’une personne en service civique qui augmentera notre capacité à accueillir les usagers, notamment ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec le numérique ».
L’emploi reste également au coeur des préoccupations. « Pour les chômeurs longue durée et + de 50 ans, les chiffres sont plutôt bons mais là aussi, il faut rester prudent car sur notre territoire, il y a des tendances variables. Beaucoup de métiers sont en tension (aide à la personne, industrie…) avec des recrutements possibles. Les réformes qui vont entrer en jeu doivent contribuer à une amélioration et en ce moment, il faut se tourner vers l’alternance et l’apprentissage. Nous sommes attentifs aux pépites susceptibles de recruter en s’adaptant aux circonstances. Globalement, nous sommes sur une bonne tendance comme en 2017 et sur une recherche qualification / recrutement. »


POINT DE VUE ▶ Un plan santé qui envisage la qualité dans sa globalité
Le plan santé présenté par le Président de la République semble d’un grand intérêt au sous-préfet de Vierzon. « Mais c’est une affaire à prendre globalement et on ne peut pas traiter l’hôpital sans traiter le reste du problème. Les urgences depuis quinze ans sont débordées parce que la médecine de ville a changé de fonctionnement et cela est vrai partout. Il y a aussi le vieillissement du corps médical, le manque d’attractivité de notre territoire pour les jeunes médecins, les difficultés d’accès aux soins… L’intérêt de ce plan est d’envisager la qualité de façon globale et de répondre aux milles façons d’exercer la médecine. L’hôpital de Vierzon a une situation identique à bien d’autres établissements mais il est très important pour la population car nous ne sommes pas une petite ville. Il doit y avoir une réflexion globale car il ne peut rester tel qu’il est. L’IRM par exemple fonctionne bien et notre préoccupation dans le cadre qui est le nôtre est de tenir les deux bouts de la ficelle à savoir : la qualité et la modernité. Il faut anticiper, prévoir certes des investissements mais aussi des évolutions mais nous n’avons pas la main sur ce sujet. L’été s’est globalement bien passé eu égard aux difficultés de mai avec le SMUR de Bourges, un sujet qui a mobilisé tout le monde. On sait ce qui ne va pas ; par exemple le coût exorbitant de l’intérim toujours utilisé. La médecine c’est vrai coûte de plus en plus cher. Ce qui est intéressant c’est la mobilisation de tous. On verra ce qui se passera dans les semaines à venir. Il faut s’en sortir par le haut et l’hôpital de Vierzon doit s’inscrire dans cette évolution. On ne part plus raisonner en se disant que si tout va bien dans son coin on ne pense plus au voisin qui va mal ; c’est impensable. Il faut bouger et sérieusement dans ce domaine. Je comprends la légitime inquiétude de la population car devant les soins et la santé nous sommes tous concernés et logés à la même enseigne. L’hôpital de Vierzon est un établissement vital ».

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