Napoléon va encore jouer au Père Noël

EN ATTENDANT NOËL Deux ans après l’exposition Lego consacrée à la légende impériale, les Cordeliers vont une nouvelle fois accueillir des reproductions napoléoniennes réalisées à partir de jeux d’enfants. Du 1er décembre au 13 janvier.

Pierre Belsoeur

Michèle Naturel accueille pendant six semaines aux Cordeliers l’expo conçue par Eric Jousse, qu’Alexis Rousseau a retenue pour Châteauroux.

Des Barbies costumées cour de l’Empire, des portraits en Rubik’s Cube, des soldats d’Austerlitz en personnages Playmobil… Deux ans après la grande expo Lego accueillie aux Cordeliers, la municipalité a conservé le thème. Simplement cette fois, Eric Jousse, à l’origine de ce nouveau projet, aussi fou de Napoléon que peut l’être Alexis Rousseau, directeur de l’office de tourisme, a fait appel à toutes les grandes marques de jouets pour raconter quelques épisodes de l’histoire napoléonienne.

L’ambition d’Éric Jousse, commissaire de cette exposition intitulé « L’Empire du Jouet » est bien d’utiliser le jouet pour les intéresser à l’histoire, leur rappeler que le jouet a précédé la tablette et inciter enfants et parents à se retrouver autour de cette expo, mais aussi à jouer en famille à des jeux de société revisités, comme le Cluedo intitulé « Meurtre à Saint-Hélène », qui va promener le visiteur à travers les pièces de Longwood, la maison où était retenu Napoléon à Sainte-Hélène, et avec des personnages historiques, à commencer par l’inévitable Général Bertrand ! Dommage, vous ne trouverez pas ce jeu dans le commerce, mais dans l’expo, sous cloche puisqu’il s’agit d’un exemplaire unique.

De la même façon vous ne trouverez pas dans le commerce de Playmobil en costume empire, les personnages ont été sculptés et moulés puis habillés par sérigraphie. Il en a tout de même fallu 500 pour reconstituer la bataille d’Austerlitz.

De la même façon on a fait appel à des créateurs pour imaginer les costumes de vingt-quatre Barbies qui participent à un défilé de la cour. « C’est un costumier de cinéma qui a relevé ce défi, révèle Eric Jousse, il a mobilisé des artisans et travaillé des tissus précieux pour reconstituer les costumes selon les visuels que nous ont laissé les peintres de l’époque. »

Quinze mille spectateurs attendus

Une exposition haut de gamme, on le voit, qui sera installée à partir du 28 novembre dans la grande nef des Cordeliers et qui ouvrira ses portes au public le 1er décembre pour six semaines. Une idée de sortie toute trouvée pour parents (grands-parents aussi évidemment) et enfants pendant les fêtes de fin d’année. D’autant plus que, comme pour l’expo Lego, des ateliers créatifs en briques de la même marque seront à la disposition des enfants. Attention, il ne s’agit pas d’une garderie ! Les enfants seront sous la responsabilité des parents.

Le pari de Châteauroux Métropole est ambitieux, il faudra faire mieux que les 14.255 visiteurs accueillis en 2016 pour couvrir la dépense. « Nous avons également quelques partenaires privés, reconnaît Alexis Rousseau, mais il serait bon d’atteindre la barre des 15.000 visiteurs. » Epicure studio a investi 300 000 € dans la conception de cette exposition qu’Éric Jousse compte montrer deux fois par an.

La qualité de la démarche a été saluée voici deux ans. Elle sera encore au rendez-vous, reste à savoir si les visiteurs seront de nouveau séduits par l’idée du détournement de jouets grand public et n’auront pas l’impression d’une redite de 2016. Réponse le
13 janvier.

Pratique : En attendant les vacances scolaires l’expo est ouverte du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 17h (on prolonge jusqu’à 18h pendant les vacances scolaires et on ouvre même le lundi). Entrées 4 et 2 €. Gratuite pour les moins de 3 ans.


DES JOUETS PAR MILLIERS ▶
À l’hôtel de ville

Un exposition retraçant les cinquante années de création de jouets des ateliers castelroussins de Bernard Lanchais s’installe à partir du 3 décembre et jusqu’au 31. Intitulée « Des jouets par milliers », avec un parfum de Tino Rossi, elle propose en fait deux cents jouets des cinquante dernières années : collections premier âge, jouets d’extérieurs et puis les pousseurs à travers les décades qui ont suivi l’évolution technologique et utilisé les nouveaux matériaux qui offraient aux designers la possibilité de répondre à des normes de sécurité de plus en plus contraignantes. Deux cents mètres carrés d’exposition dans un décor de fêtes de Noël. Entrée libre.

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