Le patois berrichon

Dans le haut moyen âge, une partie du Berry était sous influence occitane, mais l’incorporation de la province au domaine royal y a fait progresser le Français. Le berrichon est ainsi devenu exclusivement une langue d’Oïl, à l’exemption de la commune de Boussac, aujourd’hui en Creuse, qui marquait autrefois l’extrême sud de la province. Le patois est la langue qui a survécu dans nos campagnes, loin de l’influence parisienne et de l’évolution d’un français standard. Le patois berrichon déborde largement les frontières du Berry; les linguistes distinguent cinq variantes du berrichon : le bourbonnais (Nord de l’Allier, Sud du Cher), le nivernais (Nièvre), l’auxerrois (Yonne ouest), le haut-berrichon (Sologne, Pays Fort et Sancerrois), le

bas-berrichon (Indre et la Champagne du Cher)

Il demeure des traces de notre patois dans notre « Français régional », c’est à dire que le français usité dans le Centre retient des vieux mots que les autres régions et le français standards ont oublié.

Quelques vieux mots de patois :

Aff’ner : Rassasier

Alandier : Foyer du four du potier

Ambitionneux : Ambitieux.

Amègé : Inquiet

Bagoul : « Bagou »

Barriau : Petit porte du jardin

Canche : Mare

Cancre : Usurie

Dégojarter : Vomir

Égaraché : Égaré

Égotasse : Pot pour égoutter les fromages

Forcir : Prendre du poids

Gelauder : geler

Hounête : Honnête

Javouiller : se quereller

Lavocher : Laver sommairement

Maladeux : Maladif

Margoulette : Larynx

Marmuser : Chuchoter

Mentes : Mensonges

Nijoton : Méticuleux

Nourrain : Jeune cochon

Oche : Oie

Ouche : Petit jardin potager derrière la ferme

Pauchon : Peu habile

Quincher du tétiau : pencher de la tête

Quié-quia : Grive

Quioslet : Coulemelle

Rauches : Roseaux

Resse : Grande corbeille en osier

Selle : Planche pour frotter le linge

Vigoune : Clématite sauvage

Vruge : Vérue.

Yeuve : Lièvre

Partager cet article
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Email this to someone
email