La Maison des droits de l’Enfant et des Jeunes : écouter, informer, conseiller, accompagner

INITIATIVE Reçus par l’association berruyère, « La maison des Droits de l’enfant du Cher », que préside Alain Chevalier, nous avons rencontré une équipe à la motivation certaine, tous animés d’une même volonté : écouter, informer, conseiller et accompagner.


Isabelle Fornos, présidente d’honneur et fondatrice de l’association, Suzy Guimaux chargée de la communication et Alain Chevalier, le président, tous venus d’horizons professionnels divers comme la plupart des membres (bénévoles) de l’association expliquaient les raisons qui les ont conduits à accomplir cette lourde mais passionnante mission. « A force de m’apercevoir que sur la maltraitance faite à l’enfant on intervenait souvent trop tard, expliquait Isabelle, j’ai décidé de créer une association qui travaillerait sur ce sujet inquiétant et dangereux mais aussi, traiterait en amont des problèmes liés aux difficultés rencontrées par un mineur. On m’avait renseigné sur le travail qu’effectuait dans ce domaine la maison des Droits de l’Enfant de Châteauroux et qui obtenait de bons résultats. J’ai pris contact, je suis allé les rencontrer, j’ai constaté l’efficience de leur action ; c’est comme cela que notre association est née. Nous sommes un collectif de personnes dévouées, compétentes issues de tous les milieux socio-professionnels qui adhèrent à notre mission auprès des enfants et des jeunes mineurs ». Ce qui ressort en écoutant Isabelle, Suzy et Alain c’est l’importance de l’écoute : « les gens viennent ici rencontrer des personnes qui savent les écouter ; c’est le principe de base pour nous car ils comprennent que nous ne sommes pas là pour les juger ». Il est noté que souvent et cela concerne en priorité les mères, leur plus grande crainte en faisant part de leurs difficultés (maltraitance en particulier), c’est de se voir retirer leur enfant : « C’est ce qui explique en partie que souvent, ils ont peur de l’institution, de l’administration. On va leur poser plein de question sur leur vie privée, fouiller dans leur passé ce qui va entrainer des conséquences sur leur vie future et bien évidemment une séparation possible d’avec leur enfant et ça, elles ne le supportent pas pour la majorité des cas… ». Lorsqu’une maman arrive désespérée dans le local de l’association et qu’elle repart rassurée, parfois plus sereine, les bénévoles ont réussi une grande partie de leur mission : « Elle a pu exposer son ou ses problèmes et a reçu une écoute attentive qu’elle prend comme un accompagnement bénéfique. Elle cherchait des solutions et découvre qu’elle les avait en elle et que, sérénité retrouvée, elle va pouvoir agir de la meilleure façon ». Hélas, tout ne se passe pas toujours aussi bien et parfois l’association traite des cas lourds où elle doit faire appel aux institutions administratives, aux personnes qualifiées avec qui elle entretient des relations de confiance (avocats, psychologues etc ). Il faut parfois saisir la justice car l’enfant est en danger, c’est le cas pour la maltraitance ou la négligence grave et malheureusement, ces cas ne sont pas rares. Existent aussi les difficultés liés aux droits de l’enfant comme l’accès à l’éducation, aux loisirs, à la culture dues par exemple à un handicap physique, intellectuel ou mental. Il s’avère par expérience et sur les cas recensés par l’association, que beaucoup de problèmes traités sont liés à la séparation (80%) : « Déjà, lorsque cette séparation se passe bien c’est perturbant mais lorsque ça se passe mal, c’est terrible pour l’enfant. A un certain âge l’enfant ne parle pas spontanément et parfois, ce sont les grands-parents qui font la démarche de venir nous voir ; ils ont un meilleur recul et souvent les enfants ont une relation avec leurs grands-parents qui leur permet de se confier malgré parfois la gravite des faits. Nous n’allons pas dans les familles car la seule fois où nous l’avons fait, cette action a démontré que ce n’était pas la bonne voie ». L’association se rend dans les écoles et collèges, organise avec les enseignants des jeux telle cette classe de 4e qui a bâti avec l’aide de leur professeur, une mise en scène d’un tribunal qui jugeait des actes de violences : « ce fut une grande réussite où les enfants et jeunes ont joué à la perfection leur rôle ». C’est un atout supplémentaire de sensibilisation, d’information, à tout ce que met en place l’association berruyère en plus de l’accompagnement pour cette enfance en difficulté et c’est tout à son honneur.
Jacques Feuillet
Contact et renseignements
Maison des Droits de l’enfant et des jeunes
Contact : Tous les jours et sur rendez vous
Tel : 06 50 48 03 69 / 06 81 69 59 11
Mail : mdcher@neuf.fr – Site : mde18.weebly.com

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