Ces quinze derniers jours… dans l’Indre

Agnès Rabaté, responsable jeune public, a joué les intervieweuses auprès de Guy Scarpetta.

Le train fantôme fait étape à l’Apollo

Il se passe toujours quelque chose à l’Apollo, la salle historique de Châteauroux. Guy Scarpetta, Castelroussin installé à Paris y a retrouvé le 22 novembre la salle où il a vécu sa découverte avec le cinéma « J’avais cinq ans et c’était Blanche Neige ». Le film qu’il a tiré de son roman « Guido », avec la complicité active de Jorge Amat n’a rien d’une bluette. Il s’agit de l’épopée tragique d’un des derniers trains de déportés français. Il a mis deux mois pour rejoindre Dachau, sa sinistre destination, surmontant tous les obstacles: gares bombardées, rails dynamités par les résistants et même demandes des soldats allemands en déroute pour vider les wagons de leurs prisonniers et rentrer enfin au pays. Deux cents des sept-cent-cinquante déportés ont pu s’évader, mais pas le grand père de Guy Scarpeta qui est décédé à Dachau. Les interviews des survivants (souvent des documents d’archives le temps est passé par là) rythment l’invraisemblable errance du convoi. Lors de la séance réservée aux collégiens, les jeunes se sont levés à la fin de la projection, pour applaudir.


Cette année c’est Ali Hamra, fidèle du salon, qui a remporté le prix de la caricature.

A Gillian la pantoufle de Papiers d’Actu

Gillian était absente de la proclamation des prix du salon du dessin d’actu du Poinçonnet. Elle avait une bonne excuse. Gillian Winisky a une passion dévorante pour le dessin, mais c’est son métier de chauffeur de bus qui la fait vivre. Et avec la mobilisation des gilets jaunes, rejoindre Castres dans les délais n’était pas une sinécure. Pour cette édition, le concours avait pour thème : « 1968-2018 qu’est-ce qui a changé » et Gillian a parfaitement traduit cette évolution en partant de l’étudiant réclamant « Plus de liberté » et son petit-fils dégoûté, le portable en main s’indignant « Plus de réseau !!! »

Cette édition a été marquée par la multiplication des interventions dans les écoles. Nouvelle venue, Claire Beaunez, une des plus anciennes dessinatrices d’humour française a été séduite par cette démarche en direction des jeunes et par la qualité de l’accueil du Poinçonnet. « Ce qu’il faudrait rééquilibrer à mon avis c’est la place du dessin de presse, un peu occulté par le succès de la caricature. »


Le rouge est la couleur de la colère blancoise.

L’efficace communication blancoise

Nous avons vanté la qualité de l’ambiance des manifestation de « C’est pas demain la veille » l’association qui anime les manifestations contre la fermeture de la maternité du Blanc. Les Blancois sont montés à la capitale pour médiatiser leur lutte… avec succès puisque Guillaume Meurice leur a consacré une chronique sympa dans l’émission de France Inter « Par Jupiter » et Olivier Besancenot a montré aux caméras le tee-shirt de l’association en expliquant la lutte des Blancois le surlendemain dans l’émission politique de France 2.

Ce qui n’empêchait pas les gilets jaunes de boucler le pont sur La Creuse l’axe Châteauroux-Poitiers. Mais c’est la qualité de leur communication imaginative qui démontre qu’on peut se faire entendre sans utiliser le force. Cela n’a pas empêché le fermeture de la maternité blancoise, mais la lutte continue.


Toute l’équipe du « Musée des ronchons » lors du lancement du livre au golf de Villedieu.

Les ronchons ont désormais leur livre.

« Le musée des ronchons » était à l’origine une récréation écrite par Léandre Boizeau pour ses vieux complices : Guy Boistard, Michel Granger, Michel Lion, Francis Mendez, Jack Moreau et Jean Huguet. Mais la récréation est devenue un vrai spectacle réclamé dans tout le Berry et même dans les départements environnants. Des cinq ou six représentations initialement prévues on en arrive à une trentaine… et ce n’est pas fini. Du coup un livre Vieux, ronchons et heureux de vivre écrit évidemment par Léandre Boizeau, prolonge cette aventure. Il comporte en particulier une série de portraits de tous ceux qui participent sur scène mais aussi dans les coulisses à cette comédie drôlatique. Un livre que l’auteur et ses interprètes pourront dédicacer à leur descente de scène, les soirs de représentation.

Vieux, ronchons et heureux de vivre par Léandre Boizeau aux éditions La Bouinotte, 177 pages 17 € – www.la-bouinotte.org

Pierre Belsoeur

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