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Une station d’épuration encore plus transparente

Châteauroux

station-epuration

La reconduction de Suez comme gestionnaire du contrat d’assainissement des communes de Châteauroux et du Poinçonnet s’accompagne d’un projet écologique qui pourrait faire de Châteauroux Métropole une référence.

C’est Coluche, dans un sketch célèbre qui comparait les lessives et se moquait d’une marque qui prétendait laver plus blanc que blanc. Dans le même ordre d’idée Suez, reconduit pour onze ans comme gestionnaire du contrat d’assainissement des communes de Châteauroux et du Poinçonnet prétend assainir plus transparent que transparent. Ce n’est pas un sketch mais un super projet environnemental.

L’idée nouvelle c’est de créer, à la sortie d’une usine qui fonctionne très bien, une zone de rejet végétalisée. Pas pour faire joli, ou faire plaisir à la fédération de pêche, mais pour réussir, grâce à des plantations appropriées, à obtenir une eau encore plus pure à rejeter dans l’Indre.

C’est un projet à long terme et qui ne concernera qu’une partie des eaux rejetées après traitement. Arnaud Givelet le scientifique qui l’a mis au point, explique qu’il s’agit de prendre cinq à dix pour cent de l’eau rejetée par la station après traitement et de reconstituer une zone humide artificielle de deux ou trois hectares afin d’y rechercher les polluants émergents (résidus de rejet agricoles ou de médicaments qui échappent aux filtres) et de les éliminer grâce aux roselières. Un système qui fonctionnerait en deux phases : d’abord une phase d’infiltration et ensuite le traitement naturel de l’eau dans des bassins plantés.

Un projet soumis a autorisation de l’Etat et aux organisme qui participent à la gestion de l’eau : fédération de pêche ou Indre Nature ce qui nécessite une période d’étude relativement longue.

Un projet pilote en France

Sur le plan écologique cela permettrait la remise en état d’une zone perturbée de la vallée de l’Indre avec la création du talus nécessaire à l’implantation de la station ( un aspect mineur à l’époque où l’on a construit la station ) et le renforcement de la biodiversité. La création d’une zone pilote avec un sentier pédagogique traversant mares et roselières.

Un projet scientifique aussi et la présence de Marc Bruguière, président du Pôle Dream qui participe à la réflexion sur la création d’une licence sur l’eau à Ecocampus en était la preuve : « L’appui à la recherche dépend des projets. Introduire de l’innovation dans un appel d’offre de marché public c’est souvent compliqué. Ici on est dans l’écologie non punitive» a-t-il apprécié. En plus de la Brenne les étudiants trouveraient dans cette zone un merveilleux terrain d’étude et pourraient évidemment être associés à cette recherche.

Le temps de gestation du projet : études, autorisation et création de la zone humide sera de deux ans et demi. « Ensuite il faudra que ça pousse ». On est dans le domaine naturel, pas dans le béton. Au bout de trois années d’expérimentation c’est évidemment la totalité des rejets de la station qui pourraient être traités de cette manière avec la création d’une vaste zone humide.

Une aubaine pour le futur centre nautique ?

Non seulement Gil Avérous a bien en tête le fameux projet de licence, mais l’eau traitée par la centrale pourrait-être utile au futur complexe aquatique installé en amont de la station, à Balsan. « Au départ nous pension le chauffer avec de la biomasse, mais une autre solution éviterait les rotations de camions fournissant le centre en bois, c’est la géothermie. Il est possible de récupérer les calories des eaux traitées par la station et les utiliser pour chauffer le centre, en complément sans doute d’un approvisionnement d’un système géothermique classique.»

D’ici à que l’on rebaptise la vallée Verte vallée de l’Innovation…

Pierre Belsoeur


Les autres engagements de Suez

Ce projet de traitement supplémentaire des eaux a sans doute été un élément fort dans la reconduction de Suez comme gestionnaire du contrat d’assainissement des communes de Châteauroux et du Poinçonnet, mais il s’accompagne également d’un certains nombre d’engagements.

Diagnostic permanent des réseaux d’assainissement : la mise en place de capteurs et le recours à l’informatique permettra de prévenir la saturation du réseau et les débordements. « Sauf en cas de problème matériel » a tout de même tempéré le responsable de Suez.

Le numérique : avec le service Tout Sur Mon Eau ( toutsurmoneau.fr) les usagers pourront accéder à leur compte en ligne et obtenir dans la journée une réponse aux questions qui les préoccupent. Ils pourront même envoyer les photos des anomalies qu’ils ont repérées

Chèque Ô: Suez aide les abonnés en situation de précarité, en lien avec le CCAS, au paiement des factures d’assainissement.

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