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Succès et émotions pour le 1er festival du livre et de la parole.

Graçay 

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Heureux les organisateurs de ce premier festival culturel en milieu rural autour de la cheville ouvrière qu’est Jean Pierre Bambier féru de culture artistique et de promotion de cette culture populaire qui lui tient tant à cœur. Deux cents personnes sur le week end. La soirée sur le site pédagogique des Grands Moulins où, accueillis par le maître des lieux Gérard Rolland lui aussi très impliqué dans ce festival et la vie sociale et culturelle du village, allait être grandiose. Petite salle sous les combles, cinquante personnes, une guitare et voilà notre homme Emmanuel Andertal qui débarque simplement, pas de micro, sa guitare et c’est tout. Et puis, dés la deuxième chanson reprise par des voix féminines nous sentions monter en nous une douceur comme envoutés par ces paroles et cette musique nous entrainant dans l’univers du « Camarade d’Entraigues » trop tôt, bien trop tôt disparu. Entraînés dans un spectacle qui tient plus du documentaire que d’un récital puisque Emmanuel Andertal nous retrace la vie du poète, s’arrêtant pour chanter un texte choisi à travers ces albums de « Jean » Nous passons allègrement de « Nuit et Brouillard », « La Montagne » celle que Jean Ferrat regardait de sa fenêtre là bas en Ardèche. Tout s’enchaîne à merveille, « Que serais je sans toi » « Potemkine », « Celui qui meurt d’aimer », chansons qui donnent du sens à la vie et que chante à merveille Emmanuel Andertal avec sa voix chaude à la Ferrat mais la sienne, sans chercher à imiter simplement en douceur passant de cette voix grave venue de très loin à ces intonations plus légères et vibrantes sur la fin. « Aimer à perdre la raison » et les frissons nous prenaient en écoutant « Ma France » et ce parcours de vie, de celui qu’ il a côtoyé : « J’imagine que Jean me regarde de là haut…il m’a suivi pendant dix ans, m’encadrait me rassurait, me donnait son avis, ses conseils, il savait ce que je faisais, il était un repère, une sécurité. Homme discret, j’avais l’occasion de discuter avec lui, d’être en réunion de travail avec lui… ». Et les années défilent avec ces passages douloureux où Jean Ferrat poète engagé est banni des chaines de télé. Emmanuel raconte des anecdotes croustillantes sur les rapports de Jean Ferrat avec les responsables de l’audio visuel. Les invitations De Chancel et surtout de Drucker et ensuite les textes de Guy Thomas dont Ferrat en fera un album avec une sublime chanson « Le Chataîgnier » et « Jean est resté au pays ». Soirée mémorable, émotionnelle, que les cinquante personnes présentes n’oublieront pas. Le Théâtre du 22 octobre avec « six femmes en recherche d’emploi » a eu sa part d’émotions, tout comme la restitution des ateliers d’écriture. La parole avait retrouvé vie à Graçay pour ce festival et vite la deuxième édition dans deux ans avec cet extraordinaire appui des bénévoles du comité des fêtes, des associations ; bref, un bon, un très bon vivre ensemble à la gloire de la ruralité.

J.F.

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