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Startup week-end : ambiance potache et matière grise en ébullition

Pendant cinquante-quatre heures, cinquante fondus de numérique ont jeté les bases de neuf startups dans les locaux d’HEI sur Ecocampus

Une ruche, où se croisent des abeilles bleues, les ouvrières, les bourdons rouges et verts dont le rôle est de féconder le travail des premières. C’est l’image qu’ont donné les locaux de l’école d’ingénieurs HEI d’Ecocampus le week-end des 21 et 22 janvier. Châteauroux, comme cinq autres villes dans le monde, dont Singapour accueillait un Startup week-end. Un concept venu des Etats Unis, avec ses tee-shirts de couleurs selon qu’on est joueur, homme ressource ou organisateur et son facilitateur, celui de Châteauroux était une Lilloise nommée Lily chargée de mettre l’ambiance, stimuler les troupes en lançant le cri de guerre
« Startup » auquel la troupe doit répondre le plus toniquement possible « week-end ».

Sur cinquante concurrents, une vingtaine sont porteurs de projets. Le vendredi à 18h chacun a une minute pour présenter le sien, les dix meilleurs sont retenus et leurs porteurs doivent constituer leurs équipes en agrégeant, parmi les autres participants, les compétences dont ils ont besoin (techniques, commerciales, bancaires, design, communication) pour construire un projet presque ficelé pour le dimanche 13h30 alors qu’on est le vendredi 18h30.

On bosse, on mange on dort sur place

Les dix projets sont présentés devant un jury à 16h30. Cette fois les équipes ont quatre minutes pour défendre leur startup et le palmarès est proclamé une demi-heure après le dernier exposé.

Vous avez compris que le startup week-end c’est du rythme, de l’énergie, de la matière grise, mais aussi de l’échange, des rencontres, des rigolades. L’enjeu n’est pas neutre, puisque des idées qui ont germé à Châteauroux donneront peut être naissance à une véritable entreprise numérique.

C’est Alain Grandperrain, lui même ancien participant de startup week-end et animateur du Fablab 36 (et par ailleurs chef d’entreprise) qui a construit cet événement avec le concours d’HEI, la CCI de l’Indre, Châteauroux Métropole et des partenaires privés.

En cinquante-quatre heures les jeunes entrepreneurs (moyenne d’âge 25 ans) ont imaginé des sujets d’entreprises aussi divers que des bijoux pour barbes, coach à la demande pour sportifs, des outils ergonomiques pour dames, le rapprochement des générations par la couture, ou la livraison individuelle de paquets.

En fait outre les vainqueurs de Flash It (que nous vous présentons par ailleurs), ce premier startup week-end de Châteauroux a récompensé Carto Energia qui permet d’évaluer le potentiel énergétique d’un terrain pour son futur acheteur. Ce projet a reçu le prix du jury qui a également distingué Cavist4U un concept un peu compliqué consacré à l’achat de bonnes bouteilles et Keysing qui permet aux masseurs de procéder à des massages de confort à la demande en toute sécurité pour des patients qui sont souvent des patientes.

La plus belle satisfaction des organisateurs c’était le sourire des participants venus de toute la France. Châteauroux a manifestement marqué des points côté confort et ambiance. Il y aura donc un Chateauroux 2. D’autres start ups week-end sont programmées dans la région : du 3 au 5 mars à Blois, du 31 mars au 2 avril à Bourges.

Pierre Belsoeur


La victoire du trio improbable

Finalement c’est justice si Raynald, Philippe et Josselin ont remporté ce premier Startup week-end de Châteauroux. Tous trois avaient été retenus au terme de la première présentation de projets, ils avaient la moyenne d’âge la plus élevée… et une idée géniale signée Raynald : éviter la mort programmée de la carte postale. Evident, sauf que ces trois avaient en commun de n’avoir trouvé aucun coéquipier pour croire en leur projet propre. Ils ont donc décidé de s’associer, mais ont négocié jusqu’à minuit le premier soir pour savoir laquelle des trois inventions ils allaient défendre ensemble.

C’est Raynald qui a remporté le morceau et le samedi après-midi ils parlaient d’une seule voix pour défendre Flash it. L’idée c’est de poser un post it avec un QR code sur une carte postale, un emballage cadeau, un bouquet de fleurs. Celui qui reçoit un de ces trois objets apprécie évidemment que l’on pense à lui, mais en plus il peut, à l’aide de son smartphone lire une vidéo de l’expéditeur qui explicite ses intentions ou souhaite en dire un peu plus son voyage etc. « On est là, explique Josselin, pour dynamiser la marque d’attention, apporter du numérique sur la carte postale traditionnelle.»

En quarante-six heures ( le startup week-end dure 54 h, mais ils en avait dilapidé huit dès le départ) les trois complices ont réalisé une mini étude de marché auprès des commerçants castelroussins, mis sur pied un business plan, décliné et chiffré trois services différents qu’ils pouvaient proposer, élaboré le schéma du site permettant à leur clients de charger leurs vidéos sur le fameux QR code et même tourné une vidéo chargée sur un QR code distribué aux membres du jury. Le plus fort c’est qu’ils avaient encore le tonus et l’esprit synthétique pour défendre brillamment leur projet en quatre minutes chrono.

Un peu étonnés tout de même de leur succès Philippe 55 ans, Raynald 55 ans et Josselin 25 ans tout juste diplômé d’une école de commerce de Lyon, vont désormais prendre le temps de voir quelle suite ils vont donner à ce succès qui peut leur ouvrir plus facilement les portes des banquiers. Car construire une startup, c’est un peu de matière grise et pas mal d’argent. Ils ont placé la barre à 500.000€ pour lancer la startup dont il leur faut désormais affiner l’organisation. Tous trois ont des attaches en Berry. Alors pourquoi pas un Flash It castelroussin ?

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