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Si vous avez envie d’habiter autrement, à Châteauroux c’est possible

Châteauroux

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L’habitat participatif c’est pouvoir agrandir son appartement pour accueillir des amis. Se retrouver entre voisins pour bricoler. Disposer d’un grand terrain pour voir courir ses enfants, entretenu en commun…

Tout est né d’un voyage en Allemagne où l’association Hal’Age, dont le but est de développer l’habitat inter générationnel, avait entrainé des représentants venus de différentes villes de France. Parmi elles, Catherine Ruet maire adjoint déléguée aux personnes âgées et Emmanuelle Budan, directrice du CCAS (centre communal d’action sociale). Il s’agissait d’aller découvrir à Cologne l’opération Amarillys. Un voyage d’étude auquel Châteauroux Métropole participait dans le cadre du PNRU 2.

Amarillys c’est un ensemble de 33 logements, dont six en locatif social. Il rassemble cinquante adultes et vingt enfants de un à quatre-vingts ans. Ensemble, ils vivent une expérience d’habitat participatif,autrement dit ils constituent un « Groupement de personnes ayant la volonté de participer à la définition, à la conception, à la gestion de leurs logements et des espaces de vie partagés, destinés à leur usage commun. »

Concrètement les Allemands de l’opération Amarillys ont conçu un ensemble immobilier avec une grande salle avec cuisine, salles de réunion
(une grande et une petite) une chambre d’hôte, un atelier, des jardins. Tous ces espaces sont communs et s’ajoutent aux appartements de chaque ménage.

« Chacun peut rester parfaitement indépendant, commente Catherine Ruet. Mais quand on choisit ce type d’habitat on vit différemment les relations entre voisins, par rapport aux personnes âgées, aux enfants… Au début de leur installation les trente trois ménages d’ Amarillys avaient vingt-neuf voitures, ils n’en ont plus que seize désormais. »Est-ce qu’un tel modèle est transposable à Châteaurox ? En prenant connaissance du rapport enthousiaste des ses envoyées spéciales Jil Avérous et Imane Jbara-Sounni, maire adjoint déléguée aux affaires sociales, ont décidé de proposer ce projet à long terme aux Castelroussins.

Trois ans de réflexion

L’habitat participatif est plus développé dans les pays nordiques, mais il existe aussi en France. Après guerre on a eu l’association des Castors, même si la mise en commun concernait surtout les moyens de construction. D’autres projets ont émergé dans les années 80 une trentaine sont devenus réalité. Néanmoins tout est à inventer car le principe de cet habitat participatif c’est de partir d’une feuille blanche et de faire des futurs habitants les acteurs de leur projet.

Ils ne seront pas seuls bien évidemment, l’OPAC est partie prenante. « Nous disposons d’un espace, confirme Pascal Longein, directeur de l’office, dans le quartier Saint-Jacques, donc à l’intérieur de périmètre du PNRU, et éligible à la politique de la ville. » Un architecte sera aux côtés des pionniers qui se lanceront dans l’aventure et des animateurs les soutiendront dans leurs échanges.

Elisabeth Evrard, castelroussine depuis trois ans, membre de l’association Hal’Age, sera vraisemblablement de cette aventure. « L’habitat participatif, pour une personne âgée, c’est la réponse à une double envie : ne pas rester seule, ne pas aller en maison de retraite. Il permet de poser les questions d’une façon dynamique. Si on est seul, on est plus vulnérable.» Le projet castelroussin doit être intergénérationel, avec des jeunes ménages, des familles monoparentales, des personnes âgées.

Le processus de réflexion a démarré le lundi 14 novembre avec une première réunion d’information. Le défi n’était pas de réunir ce soir-là la dizaine de ménages nécessaire pour que l’opération prenne corps, mais, à partir d’une poignée de volontaires, à l’accession à la propriété ou à la location, de mettre en place un calendrier d’ateliers qui doit conduire à la création de l’association de préfiguration à la mi février 2017. « Ce n’est pas grave si les personnes intéressées ne nous rejoignent pas dès la première réunion, estiment les responsables de cette opération, mais c’est ce premier noyau que pourra susciter d’autres vocations. Il faudra trois ou quatre ans pour mener à bien ce projet. » A suivre donc.

Pierre Belsoeur

Contact: CCAS de Châteauroux
au 02.54.34.46.21
informations:
www.chateauroux-métropole.fr

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