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Réforme territoriale : Les Terres d’Yèvre et Vals de Cher et d’Arnon unissent leurs forces

Mehun-sur-Yevre

maire-de-mehun

Le maire de Mehun Jean-Louis Salak et sa première adjointe Elisabeth Mathieu ont reçu très aimablement Le Petit Berrichon pour présenter leur ville et faire le point quant à la nouvelle disposition territoriale qui entrera en vigueur au 1er janvier 2017. La situation de Mehun sur Yèvre, cinquième ville du département avec 6914 habitants est assez atypique du moins sur le plan géographique. En effet. Mehun est une cité historique, ville des Métiers d’Art forte en patrimoine ; on pense à son château et à l’histoire du Berry, au musée Charles VII véritable trésor de recueils historiques tenu de main de maître par un passionné et féru d’histoire ; Philippe Bon. Ville qui a reçu de nombreux labels parmi lesquels on peut citer ceux émanant d’associations ou organismes tels que : Ville et Métiers d’Art, les plus Beaux Détours, villes Johanniques, route Jacques Coeur, Jardins de France… En mars 2016, le Comité Régional Olympique et Sportif Centre-Val de Loire lui décernait le titre de deuxième ville la plus sportive de la région. C’est dire si les élus sont fiers de leur cité et on les comprend. Aujourd’hui se pose un tout autre challenge pour cette ville à l’originalité particulière, d’être située à égale distance entre les deux plus grandes villes du département : Vierzon à l’Ouest et Bourges à l’Est. Jusqu’à présent rien ne remettait en cause cette situation mais avec la nouvelle donne territoriale, vient se greffer le devenir de la ville quant à son appartenance communautaire. Allait-elle pencher côté vierzonnais et sa communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry forte de 32 683 habitants où encore se tourner vers Bourges et son Agglomération de 97 208 habitants ? J.L. Salak a rappelé qu’il ne reviendrait pas sur cette loi* mais décision fut prise de rester dans une cohérence de territoire et de se rapprocher en tant que communauté de communes des Terres d’Yèvre* de celle qui nous ressemblait le plus à savoir : Vals de Cher et d’Arnon*. Nous sommes voisins et n’avons pas attendu cette loi pour travailler ensemble dans d’excellentes relations. Il nous semblait que le mieux pour nos concitoyens était de fusionner avec nos voisins et ainsi, travailler encore mieux avec des moyens plus adaptés dans une véritable logique de territoire ». C’est ainsi que la fusion fut actée et qu’elle sera effective comme le stipule la loi dès le 1er janvier 2017. Pas d’intégration avec les deux grosses voisines, simplement une volonté farouche et bien ancrée de rester structure à taille humaine, avec une grande capacité d’autonomie : « Nous poursuivrons notre petit bonhomme de chemin en faisant un bon état des lieux, on verra en termes de compétences partagées, de fiscalité et de mutualisation de moyens qui seront autant d’atouts pour nos concitoyens.. ». Cette nouvelle communauté ( dont le nom devrait être connu bientôt après une consultation des habitants), qui devrait avoisiner les 18256 habitants veut donc vivre sa vie, mener à bien les compétences actuelles et futures. C’est ce qui revient souvent dans nos contacts avec d’autres collectivités qui elles aussi auront fusionné comme les Terres Vives, Hautes Terres en Haut Berry et Terroirs d’Angillon. Noyés dans une grosse structure, ces élus craignent de n’avoir plus de pouvoir décisionnel, d’avoir à subir une fiscalité importante, peu ou pas de choix de négociation et interrogent leurs délégués face à la grosse machine à plus de cent délégués ? Ne pas éloigner les citoyens du pouvoir de décision, garder une taille humaine à une structure faite pour un environnement rural participatif, voilà ce qu’inspire cet entretien avec deux élus Mehunois bien dans « leurs baskets » et certains d’avoir pris une bonne et sage décision. Maintenant, on peut se poser la question du devenir de ces petites structures là où tout semble converger vers la mise en place de collectivités importantes pour peser dans la vie économique, notamment sur le territoire régional face aux deux grandes métropoles que sont Tours et Orléans. Bien du chemin reste à faire ; Jean Louis Salak et Elisabeth Mathieu en sont bien conscients eux qui n’excluent pas des coopérations par convention avec leurs deux importantes voisines tout cela : « dans l’intérêt exclusif des habitants ». Que deviendront ces structures rurales dans ce qui semble se dessiner à travers les divers Schéma de développement intercommunal, Plan d’équilibre des territoires ruraux, Schéma de Cohérence Territoriale, plus les Schémas régionaux de Développement ancrés dans les stratégies régionales thématiques ? Il va falloir du courage, de l’abnégation et un soutien fort des populations pour résister et mener à bien les différents projets d’actions pour le bien être commun.

J.F.

* loi NOTre : Nouvelle Organisation Territoriale de la République (7 août 2015)

*Terres d’Yèvre : Mehun, Allouis, Foêcy.

* Vals de Cher et d’Arnon : Brinay, Cerbois, Chéry, Lazenay, Limeux, Lury sur Arnon, Massay, Méreau, Poisieux, Quinçy, Sainte Thorette.

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