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La semaine de toutes les surprises dans l’Indre

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La primaire de la droite et du centre et la disparition de Louis Pinton ont singulièrement agité la vie politique du département.

Il ne faut pas se fier aux meetings électoraux. Ils avaient rassemblé six ou sept cents participants (parfois les mêmes) à Saint-Maur, Ardentes ou Châteauroux et la barre des 10.000 électeurs, fixée par Raffarin face au comité de soutien de l’Indre d’Alain Juppé dubitatif, a été allègrement franchie. Rien d’étonnant dans ces conditions que les électeurs, dans le secret des isoloirs aient bousculé la donne, comme partout en France. Les deux hommes forts de la droite, Louis Pinton et Gil Avérous s’étaient prononcés respectivement pour Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Le maire de Châteauroux, faisant fi de toute prudence et retenue avait proclamé sur les réseaux sociaux que « si on aimait la France on votait Sarkozy ». Or, dans l’Indre aussi, François Fillon s’est largement imposé.

Les supporters de Nicolas Sarkozy ont rapidement oublié leur déception pour rejoindre le camp d’Alain Fillon et Dominique Cotillon, bien seule lors du meeting d’Ardentes, s’est retrouvée flanquée de Nicolas Forissier et de Gil Avérous. Dans le camp de Juppé, privé de Louis Pinton, Frédérique Gerbaud se retrouve esseulée, les centristes restant très discrets dans leurs prises de position. Le président Descout, présent aux trois meetings du premier tour, observe quant à lui une stricte neutralité.

Des répercussions pour les législatives ?

A la fin du mois de juin, les sarkozystes avaient fait main basse sur les désignations de candidats aux élections législatives sans attendre le résultat de la primaire de la droite et du centre. Paulette Picard avait été désignée pour la première circonscription face à Frédérique Gerbaud et François Jolivet. Nicolas Forissier pour la seconde où il retrouvera la socialiste Isabelle Bruneau qui l’avait battu en 2012. Dans cette circonscription les électeurs ne donnent pas une deuxième chance au battu du précédent scrutin, André Laignel en a fait l’amère expérience en 1997 et 2002.

Frédérique Gerbaud n’est plus dans la course et il n’est pas certain que Dominique Cotillon surfe sur la vague Fillon pour contester la désignation de Paulette Picard qui a elle aussi rejoint le camp du premier ministre de Nicolas Sarkozy. Quant à François Jolivet, il attendra les premiers jours de janvier pour dire s’il engage le fer en franc-tireurs ou non.

Frédérique Gerbaud première sénatrice de l’Indre

La disparition de Louis Pinton (lire par ailleurs) entraine l’installation de sa suppléante, Frédérique Gerbaud au Sénat. A 57 ans elle devient la première sénatrice de l’histoire politique de l’Indre et rejoint la Haute Assemblée où a siégé son père, François, jusqu’à son retrait de la vie politique en 2008. Conseillère municipale de Châteauroux, Frédérique Gerbaud a baigné toute sa vie dans la politique. Son père a été député et sénateur, et sa mère, Lydie, chef du service communication de Jacques Chirac à Matignon. Frédérique a fait l’essentiel de sa carrière auprès de Jean-Louis Debré aussi bien lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale que du Conseil constitutionnel. Les milieux parlementaires n’ont pas de secret pour elle.

Châteauroux Events irrite l’opposition

Epiphénomène sans doute, ce qui s’est passé au conseil municipal de Châteauroux est un nouvel avatar de l’élection municipale de 2014. Le conseil a décidé de constituer un EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) pour gérer la foire exposition et les événements à caractère commercial de la ville. Un tel établissement est doté d’un comité de direction dans lequel siègent élus et professionnels. Un seul siège de titulaire (sur 5) revient à un élu de l’opposition. Le maire l’a attribué à un représentant du Front National. Tollé des deux autres groupes auxquels le maire a répliqué qu’il ne pouvait pas ajouter un siège de titulaire et qu’il n’était pas responsable du morcellement de son opposition.
« Tous les membres de cette assemblée ont été élus démocratiquement. » Les conseillers d’opposition devront subir pendant trois ans et demi encore les conséquences de quelques heures d’égarement.

Pierre Belsoeur

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