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La prise de la CCIR par Antoine Bonneville

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L’Indre est le plus petit département de la région. Pourtant ce chef d’entreprise d’Argenton-sur-Creuse est devenu président de la chambre de commerce régionale au terme d’une campagne électorale modèle.

Antoine Bonneville ne partait pas favori le jeudi 1er décembre, lors de l’élection du président de la CCIR. Il n’avait encore jamais siégé au bureau de la région, venait du plus petit département et se présentait face au président sortant, chef d’entreprise du Loiret. Et pourtant il l’a emporté.

Le Petit Berrichon : Antoine Bonneville, expliquez-nous comment cette candidature qui paraissait de principe vous a permis de conquérir la présidence de la région ?

Antoine Bonneville : Il s’agit d’une victoire collective de l’Indre. Nous nous étions réparti les rôles. Jérôme Gernais prenait la tête de la liste départementale et je partais à l’assaut de la région. J’ai commencé à faire campagne cet été, j’ai rencontré tous les présidents départementaux, une soixantaine de chefs d’entreprises, toutes les fédérations professionnelles, j’ai été auditionné par le conseil d’administration du Medef. Bref j’ai fait une campagne de terrain. Nicolas Chiloff pensait qu’être le président en exercice le dispensait de cette campagne de terrain. Il est parti trop tard et il a perdu.

Petit Berrichon : Vous l’emportez avec une seule voix d’écart l’ambiance du vote devait être tendue ?

Antoine Bonneville : J’avais d’abord demandé que l’on tire au sort l’ordre de passage des deux candidats. J’ai eu la chance de passer en dernier, peut-être que mon discours a convaincu les indécis. En tout cas le premier tour s’est terminé à 25-25 et un vote nul. Je pense que c’était un nul volontaire, son auteur a respecté la discipline de vote de son groupe au premier tour et a repris sa liberté au second ce qui me permet de l’emporter 26-25.

Le Petit Berrichon : Le soutien des Tourangeaux a été important dans cette élection et Philippe Roussi est logiquement votre premier vice président.

Antoine Bonneville : Nous avons eu un excellent contact, Philippe et moi. Il y a eu aussi une belle proximité entre Chartres et Châteauroux.

Le Petit Berrichon : Quelles sont vos priorités ?

Antoine Bonneville : Il faut recoller les morceaux avec la Région. Je vais rencontrer très vite le président Bonneau. Avec la loi NOTRe c’est notre principal partenaire avec les EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) nous devons donc travailler en bonne intelligence. Il faut également régler les problématiques de formation. Je l’ai bien senti au cours de ma campagne. Il faut être sur le terrain et communiquer.

Le Petit Berrichon : Président de la CCIR et chef d’entreprise à Argenton est-ce compatible ?

Antoine Bonneville : Je me suis organisé en interne pour que mon équipe gère la production. Je me réserve la stratégie, l’international et le projet d’usine 3D (présenté dans le Petit Berrichon  du 2 novembre). Je passerai la moitié de mon temps à Orléans et le reste à l’entreprise. Chez Lenzi comme au bureau de la CCIR j’ai choisi de mettre des femmes aux postes de responsabilité.

Le Petit Berrichon :Un chef d’entreprise de l’Indre à la tête de la CCIR qu’est-ce que ça apporte au département ?

Antoine Bonneville : Une grande fierté je crois, à la lumière du nombre de messages que j’ai reçu depuis cette élection. Et puis je vous rappelle que toute la CCI de l’Indre était derrière moi pour cette campagne. Ça prouve que l’Indre existe et ce n’est pas plus mal d’avoir un regard venu des confins de la région, je rappelle que désormais je suis un chef d’entreprise de la région Centre-Val de Loire chargé de défendre tout le territoire régional.

Le Petit Berrichon : Vous avez joué un rôle très actif dans la célèbre campagne des municipales de Châteauroux. Est-ce que cela vous a servi pour cette campagne victorieuse ?

Antoine Bonneville : Absolument, le travail que nous avions fait avec Arnaud Clément m’a été particulièrement utile pour rédiger ma profession de foi. Je suis évidemment ravi de l’avoir emporté cette fois-ci, mais même en cas d’échec cette campagne aurait considérablement enrichi ma vision de l’économie régionale et des hommes qui en sont les acteurs.

Pierre Belsoeur

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