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Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

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En ce 25 novembre, Madame La Préfète du Cher Nathalie Colin recevait dans les salons de la préfecture, les représentantes des associations qui oeuvrent sur le département pour venir en aide, non seulement aux victimes adultes de cette maltraitance mais aussi, envers les enfants victimes collatérales et innocentes de ces déchirures entre adultes. L’endroit était solennel et convenait justement à l’intérêt que porte la représentante de l’Etat, qui fort à propos, mettait à l’honneur, ces femmes et hommes qui s’investissent sur ce douloureux problème de la violence conjugale et extra conjugale. Nathalie Colin retraçait les diverses enquêtes menées sur ce fléau et les dispositions législatives qui protègent les victimes. Les responsables et membres d’associations qui apportent aide et soutien sur le territoire éclairaient cette cérémonie par des témoignages concrets qui donnaient des éléments à chacun pour améliorer encore et encore le dispositif. La présence d’un officier supérieur de gendarmerie ancrait bien cette démarche préfectorale dans une reconnaissance publique de celles et ceux qui refusent la banalisation de ce fléau à l’instar de l’histoire des trois sœurs assassinées sur une route de République Dominicaine en 1960 parce qu’elles s’opposaient au dictateur de l’époque. Toutes les trois ; Minerva l’ainée qui avait repoussé les approches du dictateur, Patria, Maria Teresa participent aux actions politiques contre le régime. Elles seront assassinées un 25 novembre 1960 et l’ONU proclamera le 25 novembre comme journée internationale pour l ‘élimination de la violence faite aux femmes. Madame la Préfète en saluant l’investissement de ces associations, mettait l’accent sur ce douloureux problème qui frappe également le milieu rural et concerne toutes les couches sociales de la société. A la question posée par Le Petit Berrichon sur ces aides aux femmes en milieu rural parfois isolées sur qui s’étend une certaine omerta car « on n’ose pas dire, de peur d’être jugée, d’avoir envers soi des représentations cyniques », les professionnels présents estimaient qu’il y avait maintenant une efficacité dans les structures permettant de se rendre dans n’importe quel petit village pour écouter, aider et juridiquement intervenir. L’école et l’enseignant en particulier ne devraient-ils pas être intégrés encore plus dans ce mouvement de solidarité publique ? Un site internet dans ce domaine précis d’aides serait le bienvenu.

Jacques Feuillet

CIDFF du cher 6 rue du Pré Doulet Bourges 02 48 24 00 19
Au commissariat et en zone gendarmerie, un correspondant social assure l’accueil des victimes.

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