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Jacques Hardy Robin des Bois ou Don Quichotte par Marie du Berry

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Dédicaces les 6 et 20 novembre à Blancafort

Au moment où Marie du Berry au début 2015, pensait à dissoudre son association et à mettre un point final à ses balades littéraires, elle se mettait à écrire son troisième livre. Ce n’était pas le tome deux de ses balades littéraires ni la suite de son roman Marie Sorcelle qu’elle commençait, mais une biographie, celle de Jacques Hardy son mari qui relate son parcours belge : « Depuis son arrivée en Berry, Jacques Hardy n’a jamais voulu parler de ses fonctions ni de ses responsabilités qu’il avait eues en Belgique, précise-t-elle, ce n’est pas vraiment une biographie, mais plutôt une tranche de vie qui court sur un quart de siècle, un morceau d’histoire au cours duquel il a mis tout en œuvre pour sauver l’emploi en Belgique après les Trente Glorieuses. » L’histoire débute en 1972 lorsqu’il se retrouve à la tête du Syndicat des Employés, Techniciens et cadres, un véritable météore dans le ciel des cols blancs qui va être confronté à plusieurs déferlantes, celle de la désindustrialisation suivie de son cortège de maux récurrents : disparition, rationalisation, reconversion, et plus tard de ces mots que l’on a appris à mémoriser, tels que délocalisation, globalisation, mondialisation. Cet homme atypique à l’énergie époustouflante, a tout expérimenté en osant appeler un chat, un chat, par exemple, il a été le premier à parler d’austérité non pas de l’austérité capitaliste qu’il pressentait mais « d’austérité progressiste », de cogestion non pas, à l’Allemande, mais de « cogestion par objectif », et en dernier, de « protectionnisme transitoire afin de civiliser les lois du marché », ce que tout le monde réclame aujourd’hui. Jacques Hardy, visionnaire ? Peut-être, pourtant, il se disait déjà en retard alors que pour les mentalités de l’époque, il était trop en avance, car il savait que si l’on ne prenait pas de front les problèmes, le monde européen courait à la catastrophe, ce que nous vivons malheureusement aujourd’hui à savoir : le corporatisme, le poujadisme, la montée du racisme et des extrémismes. Jacques Hardy s’est retrouvé dans des situations difficiles, à devoir assumer le drame de la mort de la sidérurgie dans le Sud Luxembourg belge, à négocier avec des patrons célèbres comme Antoine Riboud (PDG de Gervais-Danone) pour éviter la déconfiture de Materne, comme Bernard Tapie lors de la reprise de Donnay (raquettes de tennis) ou encore à arracher la somme de 5 millions d’euros au Groupe Saint-Gobain en compensation de la perte d’emplois dans les glaceries (ce qui a permis la création d’une société d’investissement qui a généré des milliers d’emplois sans coûter un franc au contribuable). Convaincu de la nécessité de mieux former les travailleurs, il a été à la base d’une école pour jeunes chômeurs et pour les jeunes des Pays de l’Est dans les années 89/90 et d’une association qui continue d’accueillir des centaines de jeunes sans emploi pour les former et parfois, en faire des auto-entrepeneurs. Bref, malgré la situation de déclin pour ne pas dire de décadence dans laquelle il a vécu, Jacques Hardy a à son actif quelques réussites heureusement. Marie du Berry qui n’a pas voulu faire l’éloge de son mari, décrit un personnage qui a souvent été Prométhée et ne veut pas sombrer dans celui de Don Quichotte. Hélas, ce Robin des Bois des temps modernes quand on l’interroge, ne voudrait pas recommencer cette tranche de vie qui lui a laissé un goût trop amer par rapport au fait qu’il n’a jamais pu avoir les moyens appropriés pour faire face au défi mondial du dumping social, environnemental et fiscal.

Conférence-dédicace les 6 et 20 novembre à la Renardière à Blancafort (réservation obligatoire au 02 48 58 40 16, nombre de places limitées, gratuit)

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