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Conférence-débat suite à la parution du livre Jacques Hardy, Robin des Bois ou Don Quichotte

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Dimanche 6 novembre, tout était complet à la Renardière chez Marie du Berry. Au programme, point de Voltaire ni de Rousseau, mais après la sortie du livre qu’elle vient de publier aux éditions CPE, une conférence-débat sur des thèmes bien actuels comme les dégâts de la désindustrialisation suivie de son cortège de mots habituels, rationalisation, reconversion, restructuration, délocalisation, mondialisation, qui ont engendré d’autres mots devenus nos maux d’aujourd’hui : corporatisme, populisme poujadisme, racisme, extrémisme. La découverte de la tranche de vie mouvementée de Jacques Hardy, figure marquante du syndicalisme belge dans les années 70 / 90 en a ébahi plus d’un et peu d’entre eux, n’avait pu imaginer que le bouillant conférencier des journées de Marie du Berry s’était battu comme un lion en tant que chef de file des cols blancs pendant un quart de siècle pour sauver les emplois des travailleurs menacés, (toutes catégories socio-professionnelles confondues) et pour recréer un tissu industriel envers et contre tout : son plus bel exploit (et il déplore l’omerta dont il a été l’objet en Belgique), il a arraché au groupe Saint-Gobain un fonds d’investissement de 5 millions d’euros en compensation de pertes d’emplois dans les glaceries, qui a généré à ce jour des milliers d’emplois sans coûter un franc au contribuable, (création de 3300 emplois et 3500 emplois consolidés). Il a su au cours de ses multiples combats au début des années 80, appeler un chat, un chat, il a parlé « d’austérité progressiste » avant la belle austérité capitaliste que nous connaissons, de « cogestion par objectif » quand il a marié Materne avec Bonne Maman, de protectionnisme transitoire pour tenter de civiliser les lois du marché, afin d’éviter les délocalisations. Après avoir retracé la trajectoire de ce Robin des Bois des temps modernes qui a décoché autant de flèches que possible sur les véritables responsables de la disparition de pans entiers de l’industrie du secondaire, (sidérurgie, métallurgie, glaceries, papèterie) à savoir les holdings financiers et groupes bancaires, Marie du Berry a passé la parole à Jacques Hardy qui a expliqué comment il a su ciblé les vrais points stratégiques, comment il a occupé RTL au Grand-Duché du Luxembourg en 1982, négocié avec Riboud pour l’empêcher d’avaler Materne et avec Bernard Tapie pour la reprise des raquettes de tennis Donnay, comment il a créé avec ce dernier, des écoles pour jeunes chômeurs et pour des jeunes de pays de l’Est. La liste est longue et l’homme atypique, anticonformiste qui ne mâche pas ses mots, est intarissable. Il faut aussi signaler le buzz médiatique que ce livre a suscité Outre-Quiévrain, il y a 10 jours, dont plusieurs émissions de tv et des double-pages dans les journaux de Wallonie au moment où le parlement wallon refusait le Ceta.

Une prochaine conférence-débat aura lieu le vendredi 18 novembre à 15 h à la Renardière à Blancafort, celle du dimanche 20 novembre étant complète. Réservation au 02 48 58 40 16.

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